Le 1er mai 2011. Il était une fois … L’1dex
Un bref retour ciblé sur les feuilletons (par Stéphane Riand)
Les Sembranchards ne le savent peut-être pas, mais L’1Dex existait avant que Bernard Giovanola ne soit pris la main dans le sac par Eric Voutaz, puis par quelques citoyens remontés, enfin par L’1Dex, servi sur un plateau d’argent par la Chambre de Surveillance des Avocats valaisans et … Philippe Lorétan. Bref retour sur les feuilletons du passé récent et sur leurs légers effets.
Illustration : proposée par Philippe Lorétan, pour Le Ritz, et par Frédéric Favre, pour la Migros
I Le Caillougate
Christian Varone, en ces temps-là, appréciait à l’excès l’archéologie. Une vieille pierre dans ses bagages. Un séjour dans les geôles turques. Et voici le commandant de la police cantonale devant constater que sa candidature PLR au Conseil d’Etat serait vouée à l’échec. Mais, ouf, son poste de commandant a été préservé.
II Le Giroudgate
III Le Tornaygate
Rien ne permettait à quiconque de penser que l’excellent argentier du Valais, Monsieur Maurice Tornay, n’irait pas au bout de ses trois mandats électoraux. Mais les soubresauts de la plus grande fraude fiscale de l’histoire du Valais a eu quelques effeIs indésirables, augmentés par le feuilleton au long cours paru dans L’1Dex et débouchant notamment sur le livre numérique « In Vino Veritas« . Christophe Darbellay s’est engouffré dans la brèche et a remplacé son camarade de parti démissionné.
IV Le Celticsgate
Un juge de Martigny donne raison dans un premier temps à Christian Constantin et au FC Sion. Une décision sur mesures provisionnelles est rendue contre l’UEFA. Mais tout cela sentait trop le cousu main. L’avenir sera plus sombre. Le FC Sion est puni d’une lourde amende en points, sera relégué et exclu assez longtemps des coupes européennes. Mais, dans l’intervalle, Tourbillon aura vibré, dans les pas de l’Empereur.
V L’Octogate
Le Tribunal des districts de Martigny et de St-Maurice est sous le coup presque simultané de griefs de harcèlement et de mésentente chronique entre magistrats. Le Tribunal cantonal intervient avant que le feuilleton ne dégénère. Un grand coup de sac. Personne n’a tort, ni raison, mais l’ensemble, ou presque, du Tribunal est déménagé, l’un des magistrats, après un séjour dans un autre tribunal, est promu au Tribunal cantonal, un deuxième devient juge itinérant et rédige de volumineux jugements, un greffier enfin, aimant, semble-t-il, un peu trop les armes, est promu dans une cour au Tribunal cantonal à Sion. Tout va bien sous le soleil.
VI Le Gégégate
Géraldine Marchand Balet, avec ses trois lettres marketing GMB, triomphe aux élections et devient conseillère nationale. Les Blèques frémissent de joie. Mais voici qu’une gestion calamiteuse du Home de Grimisuat met à mal la Reine de Grimisuat. L’1Dex reçoit de curieuses informations. Celles-ci, croisées avec les mots de « La Fille Presque Parfaite » et la langue de Colargol, et une avalanche d’articles dans la presse nationale, provoquent un classement sévère du SonntagsBlick : Géraldine est classée 246^ème sur 246 chez les parlementaires fédéraux. La dame ne se représentera pas et quittera sa fonction présidentielle communale pour retourner à ses premiers amours, et attaque en justice L’1Dex.
VII Le Verbiergate
A l’origine, un petit feuilleton, né d’un premier article de Julien Wicky paru dans le NF au mois d’août 2015. Les premiers articles de L’1Dex ont plu à quelques Bagnards courroucés et des informations concordantes massives sont tombées dans le panier de L’1Dex. Il semblerait que même des conseillers communaux étaient très irrités par la gestion de la vraie dominance : des procès-verbaux communaux sont transmis à L’1Dex par clefs USB déposés dans la boîte à lettres. Le Verbiergate est le feuilleton médiatique le plus long de l’histoire valaisanne. Combien d’articles ? Personne ne les a plus comptés, peut-être 700, 800, 900, un jour mille certainement. Le président Rossier et le secrétaire Perraudin ont été condamnés pour faux dans les titres par ordonnance pénale. Le procureur Greter travaille d’arrache-pied pour présenter certainement vers la fin de l’année une ordonnance d’inculpation qui laissera les Bagnards pantois. On ose l’écrire : L’1Dex et l’Ours de Bagnes ont frappé au milieu de la cible avec une précision millimétrée. Les dégâts, d’images et financiers, seront considérables.
VIII Le Momogate
Gabriel Luisier a été méchamment trompé par le conseil communal de Bagnes. L’Ours n’est pas content. Et voilà que tombe dans son escarcelle une clef USB prouvant le mensonge présidentiel, Eloi Rossier ne parvenant pas à retenir sa langue devant le landernau de la dominance. Un recours, très soigné, est déposé devant le Conseil d’Etat, qui transmet l’ouvrage à Frédéric Favre, qui le transmet à Olivier Rey, qui le transmet à Maurice Chevier, qui le transmet à Yvan Coquoz, époux d’une juge cantonale suppléante. Et personne ne lit, ni le recours, ni les pièces qui l’accompagnent; personne ne branche la clef UBS, celle-ci ayant été « égarée ». Maurice Chevrier a franchi toutes les bornes de la décence. L’apprenti de Vétroz évoque une inadvertance. Les amis du Ritz des institutions respire un bon coup : que va dire le Tribunal cantonal ? Plus rien n’étant à sauver, le Tribunal cantonal annule la décision du Conseil d’Etat et rend attentif cette autorité au fait que les deux lascards Chevrier et Coquoz ne doivent plus s’occuper du cas de l’Ours. La suite de l’histoire est à écrire.
IX Le Filougate
Bernard Giovanola a cru trop longtemps en sa toute puissance. Un Petit Prince, un tout gentil, s’est mis sur son chemin. Le président a cru n’en faire qu’une bouchée. Le Conseil d’Etat a pensé s’en débarrasser avec une sanction disciplinaire de pacotille. Le ministère public a rendu une ordonnance de classement. Et puis, L’1Dex a mis son nez dans ce caca-là, mêlant affaires privées et affaires publiques. L’avenir n’est pas radieux pour certains.
X Le Nicogate
Nicolas Dubuis, le procureur général, a traversé le site de L’1Dex en hérault de la dégradation des institutions judiciaires pénales valaisannes. Elu à l’origine à l’unanimité du Grand Conseil, comme si les députés n’avaient jamais connu son vrai seuil de Peter, Nicolas Dubuis, appuyé par le Shérif Joseph Pitteloud, a commis tant de fautes que d’aucuns ont dû penser que les affirmations de L’1Dex étaient excessives. Mais non, braves gens, tout était vrai : de ses lectures du mouvement de la paupière droite d’un prévenu au séjour de Dick Marty en Valais, de son affabilité procédurale pour Christian Constantin à la préservation des intérêts de ses amis, de sa gestion de l’Affaire Luca à celles multiples fixées pour l’histoire dans le livre numérique « Fissures et mérules« , le procureur général a apporté à la justice pénale ce petit quelque chose qui a propulsé nos institutions vers l’Everest de l’arbitraire. Mais, bon, puisque, sous le soleil, tout va bien, on va passer à l’apéro !
XI Le Bettschartgate
Jean-Claude Pont, à L’1Dex, appuyé par Joël Cerutti, par Michel Clavien, par quelques autres plus anonymes, médecins, politiques, avocats, infirmières, a conté les mésaventures de l’Hôpital du Valais, alors dominé par le médecin cantonal Georges Dupuis et par l’ancien chef de la santé publique, Maurice Tornay, tous probablement à l’origine de la venue du noble Hildbrand de Riedmatten au conseil d’administration. Charles Kléber, le Vaudois, a peu apprécié la qualité de bagarreurs des Valaisans. Il a rejoint son canton, constatant un peu tard qu’il avait été piégé par ces affables oiseaux de passage. Un grand feuilleton où les affaires de coeur ont dicté le tempo. Dans l’ultime virage, Esther Waeber Kalbermatten a été épargnée par le trax médiatique.
XIII Le Balmergate
La Vérité sur l’affaire Alain Cottagnoud fut la description d’un véritable scandale institutionnel visant à briser le cou à un avocat honorable, renommé et compétent. La lecture de ce feuilleton, édité en un livre encore disponible à L’1Dex, est un essai clinique sur le fonctionnement déviant des institutions, lorsque celles-ci font confiance à des magistrats très faibles ou très lâches, à des procureurs incompétents, malhonnêtes ou à l’esprit embrouillé, et à des avocats si manipulateurs que les lecteurs savent dans les derniers chapitres que certains membres du barreau sont tout sauf des auxiliaires de justice. Est-il utile de dire que les ennemis de Maître Alain Cottagnoud passèrent tous par l’Etude du Ritz. Oui, oui, je le reconnais, je fais tâche !
XIV Le Cinagate
Jean-Michel Cina avait l’honneur de fixer le facteur de pondération de l’amende fiscale que devait subir Dominique Giroud pour sa fraude fiscale massive. 0,33 pour les fautes légères, 3 pour les fautes graves. Le Salquenard a osé, ce sera le facteur de pondération le plus bas dans l’échelle, alors que la faute du vigneron est la plus lourde de toute l’histoire économique valaisanne dans le domaine de la fiscalité. Alexandre Luy a formé une dénonciation pénale pour abus d’autorité. Jean-Pierre Greter et Jean-Michel Cina se taisent, les journalistes ne posent pas de questions, et L’1Dex sourit.
XV Le Jeangate
Frédéric Favre, l’apprenti de Vétroz, devenu le remplaçant de Oskar Freysinger par la grâce des Oranges claniques du Haut-Valais, inconnu outre Raspille avant le deuxième tour, le voilà débarquant le druide saviésan en affirmant sa vélocité de karatéka dans l’art des ressources humaines. Il doit aujourd’hui proposer un nom extérieur pour le Conseil de la magistrature. Qui choisit-il ? Romaine Jean, qui connait le monde de la justice aussi bien que celui du sport, la propre de Elisabeth Jean, greffière auprès du Tribunal cantonal, et qui fut stagiaire au Ritz ! Romaine Jean, c’est aussi cette chargée de communication qui soufflait sur sa tablettes les bonnes réponses à Frédéric. Fredo, s’il n’existait pas, faudrait l’inventer.
XVI Le Ritzgate
Comme le sait aujourd’hui le président du gouvernement valaisan, comme le savent les lecteurs de L’1Dex, en fait les happy few du premier jour, le point commun de ces sagas, que lisent les journalistes du Nouvelliste et du Matin Dimanche, qui se taisent avec une constance qui force le respect, est l’Etude du Ritz, dont les « amis », dans des fonctions publiques essentielles dans la Cité, ont été scrutés avec plus d’attention que leurs voisins peut-être tout aussi pécheurs. Le pourquoi de cette attention soutenue et passionnante est inscrite dans ce chef d’oeuvre de vérité qu’est « Il est cinq heures, la justice s’éveille » : Maurice Tornay, Géraldine Marchand Balet, Eloi Rossier, Bernard Giovanola, Françoise Balmer, Nicolas Dubuis, Marie-Claire Pont (un Alcatraz du foutage de gueule pour la dame !), et quelques autres savent qu’ils pourront exiger des rabais significatifs lorsqu’ils s’approcheront de l’Etude du Ritz, Philippe Lorétan n’osera pas leur dire non.
Post Scriptum
LE CATALANGATE
L’1Dex a suivi de très près le processus d’indépendance de la Catalogne. Présents plusieurs fois à la Diada, recevant à Sion Carles Puigdemont, visitant en prison Carme Forcadell, voyageant de Waterloo à Barcelone, les responsables de L’1Dex ont accueilli aussi sur leur site Gabriel Laflèche qui a signé l’article le plus lu de toute l’histoire de L’1Dex, « L’ignominie est en marche« , plus de 250’000 lecteurs, du monde entier par la grâce de la force notamment de l’ANC.
LE STATISTICSGATE
Le Gate n’est pas encore ouvert, mais ça bout, dans la marmite. Un fonctionnaire soucieux de l’intérêt public et de l’Etat de droit est pendu au gibet pour avoir révélé les mauvaises pratiques qui l’entouraient. En Valais, le lanceur d’alerte est une sorte de loup à abattre. Humez la terre, ça va chauffer le Bronx ! Mais les risques de l’écriture, toutes les victimes ne savent pas les prendre avec la même ardeur. Patience.
