Etat "SUISSE"

12 septembre 2025 , Nos hôtels de ville ne sont pas des ambassades européennes!



Quand la propagande se pare de bleu et d’étoiles

À Vevey, comme dans d’autres communes suisses, un drapeau étranger flotte sur l’Hôtel de Ville : celui de l’Union européenne, dissimulé derrière le prétexte faussement neutre du Conseil de l’Europe.

Face aux protestations citoyennes, la municipalité se retranche derrière une ligne de défense aussi fragile que contestable :

“Le drapeau aux douze étoiles serait d’abord celui du Conseil de l’Europe, et non de l’Union européenne”.

Cet argument est intellectuellement malhonnête et historiquement trompeur. Car si le Conseil de l’Europe a adopté ce symbole en 1955, c’est l’Union européenne qui en a fait son emblème officiel depuis 1986. Pour le grand public et les médias, ce drapeau incarne l’UE – point final. Et chaque fois qu’il est hissé sur un bâtiment officiel, il envoie un message politique clair : celui d’une allégeance symbolique à Bruxelles, et d’un effacement progressif de notre souveraineté.

Le Conseil de l’Europe : cheval de Troie idéologique

Créé en 1949, le Conseil de l’Europe se voulait, à l’origine, une plateforme de dialogue autour des droits humains. Mais il a vite été instrumentalisé comme un laboratoire de la gouvernance transnationale, où l’on dilue les volontés populaires au profit de juges non élus, de normes importées, et de valeurs redéfinies par des technocrates hors-sol.

Le cheval de Troie le plus toxique ? La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
Présentée comme une protection des libertés, elle est devenue une machine à juger les États souverains, y compris la Suisse, au nom de dogmes fluctuants et au mépris de la démocratie directe.

“Il ne faut pas confondre la justice avec le juridisme supranational.”
— Ferdinand Tönnies

La Suisse n’a pas besoin de juges étrangers

Chaque fois que la CEDH condamne la Suisse, ce sont nos lois votées par le peuple qui sont remises en question.
Chaque fois que le Conseil de l’Europe édicte un rapport, ce sont nos traditions et notre neutralité qui sont stigmatisées.

Et comble de l’ironie : cette ingérence est financée par notre propre argent !
Nos impôts alimentent un système qui vise à affaiblir notre souveraineté, et à formater nos mentalités selon les standards de Bruxelles, Berlin ou Strasbourg.

Une guerre culturelle masquée

Ce drapeau aux douze étoiles n’est pas un détail décoratif : il est un vecteur idéologique.

• Il promeut l’idée d’une convergence obligatoire avec l’Europe politique.

• Il banalise la présence d’un symbole étranger sur des institutions locales.

• Il prépare les esprits à une future intégration, en brouillant la frontière entre coopération internationale et soumission systémique.

“Les symboles précèdent toujours les changements de régime.”
— Carl Schmitt

Exemples concrets d’abus

• En 2018, le drapeau européen fut hissé au Palais fédéral lors de la Journée de l’Europe — une provocation inadmissible.

• En 2023, plusieurs villes vaudoises (dont Lausanne et Yverdon) ont suivi le même mouvement, sans débat populaire ni légitimité.

• En 2024, des écoles primaires ont reçu du matériel “pédagogique” sur l’UE, fourni gratuitement par les représentations européennes en Suisse.

(...)

8 aout 2025 , 🇨🇭 NON AUX ACCORDS BILATÉRAUX AVEC L'UERSS !

Il s'agit d'une intégration lente à l'UE !
Lançons plutôt une initiative pour la sortie des accords Schengen !

13 septembre 2013 , La Suisse est un concept en danger. Par Liliane Held-Khawam – Le Temps, 13.09.2013

Perte de souveraineté. Pillage de la place financière. Pillage de sa monnaie. Pillage de son or. Pillage de ses données. Pillage des droits des citoyens. A toutes ces plaies, s’ajoute l’humiliation. Rien n’aura été épargné au peuple suisse !

L’une des plus anciennes démocraties au monde flanche sous des coups venant de toutes parts. Or, la facilité et la vitesse avec lesquelles tout ceci se passe auraient été impossibles sans trahisons internes.

Tout commence le 6 décembre 1992. Le peuple souverain refuse l’adhésion à l’EEE. Le lendemain de ce refus, le Conseil fédéral de l’époque tout dévoué à l’aventure européenne se lance dans une révision de la Constitution. Le peuple souverain pour la dernière fois accepte cette nouvelle mouture se fiant à ses autorités fédérales. Des voix dissonantes se sont certes élevées contre le contenu mais vite étouffées tant ce texte ardu a besoin de spécialistes de haut vol pour le décortiquer… Bref, le jour de l’acceptation de cette nouvelle constitution, la Suisse est entrée de plain-pied dans l’Union Européenne sans le savoir.

Malgré la difficulté du texte constitutionnel, il est simple grâce au traitement informatique de relever qu’un certain nombre de choses ont disparu. Tout d’abord le mot « nation » trônait dans le préambule: « La Confédération suisse, voulant affermir l’alliance des confédérés, maintenir et accroître l’unité, la force et l’honneur de la nation suisse ». Ce mot si cher au cœur des premiers démocrates qu’il a été gravé dans l’art. 3 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 en lettre majuscule ! En 1999, il a été remplacé par « communauté » et « vivre ensemble », valeurs chéries par les mondialistes.

La souveraineté des peuples n’est pas en reste. Elle qui définit la démocratie a aussi été retouchée. Ainsi, le premier article l’ancienne Constitution qui disait: « Les peuples des vint-deux cantons souverains de la Suisse… » a été remplacé par « Le peuple suisse et les cantons…(liste)… forment la Confédération suisse ». Les principes de peuple souverain et de nation – fondateurs de toute démocratie – ont donc été enterrés.

Dans l’ancienne Constitution, la conclusion de traités internationaux relevaient du référendum obligatoire. Depuis le 1er août 2003, l’art. 166 al. 2 de la Constitution est le suivant: « Elle (Assemblée fédérale) approuve les traités internationaux, à l’exception de ceux dont la conclusion relève de la seule compétence du Conseil fédéral en vertu d’une loi ou d’un traité international ». Aujourd’hui c’est l’Assemblée fédérale ou le peuple qui doivent fournir l’effort de collectes de signatures pour exiger un référendum… Les conseillers fédéraux sont donc depuis investis de super-pouvoirs. Leurs signatures valent donc de l’or. Il suffit de faire placer la bonne personne au bon endroit. Un régime autoritaire peut dès lors se déployer. La « Lex USA » est un des innombrables exemples qui choquent le citoyen.

Avec cette nouvelle Constitution, on voit apparaître un phénomène inconnu jusqu’alors. Le poids direct des partis politiques et des lobbies. L’art. 147 se présente ainsi: « Les cantons, les partis politiques et les milieux intéressés sont invités à se prononcer sur les actes législatifs importants et sur les autres projets de grande portée lors des travaux préparatoires, ainsi que sur les traités internationaux importants ». Les lobbies sont les bienvenus dans la Constitution ! Les partis politiques dont le financement est garanti en partie par les banques y sont aussi reconnus ! Il faut y reconnaître une avancée spectaculaire. Le bétonnage à tout va du paysage suisse , couvert de grues n’est qu’un des effets visibles de cette révolution d’un État-business qui s’approprie tout sur son chemin.

Cette nouvelle Constitution a donc morcelé la souveraineté légendaire du peuple suisse. Une partie a été transférée de facto aux Conseillers fédéraux. La BNS a bénéficié d’un autre bout de la souveraineté qui lui a donné la possibilité pêle-mêle de vendre de larges parties des réserves d’or à un prix ridiculement bas. Elle a pu vendre des actifs sérieux, fait fonctionner la planche à billets et noyer le franc suisse par des euros, créer artificiellement un bilan géant, déconnecter la monnaie de la production réelle… Ce faisant elle participait fortement au sauvetage des banques, de la zone euro et des dettes européennes pourries faisant porter tous les risques au seul citoyen-contribuable. A aucun moment, elle n’a cherché à réduire ses risques par la création d’un fond souverain, la vente d’euros…

Aujourd’hui, en cas de suppression de dettes européennes le peuple suisse sera le premier à trébucher. Cela pourrait même selon l’importance le jeter dans les bras des marchés financiers au même titre que ses voisins. Le seul souci de ces dernières années de la BNS s’appelle le sauvetage des « too big to fail », banques répertoriées par l’administration américaine en 2010. En revanche, si on parle au patron de la BNS du sauvetage éventuel d’une banque cantonale, il répond que la BNS n’a pas pour vocation de sauver des banques… Cherchez l’erreur… L’intérêt public a changé de nature de même que la souveraineté du pays a été « disloquée et délocalisée ».

La Justice n’est pas en reste. L’art 139 al3 touche la démocratie directe ainsi: « Lorsqu’une initiative populaire ne respecte pas le principe de l’unité de la forme, celui de l’unité de la matière ou les règles impératives du droit international, l’Assemblée fédérale la déclare totalement ou partiellement nulle. » L’art. 190 complète ainsi l’entrée en force du droit international – comprenez européen – en Suisse : « Le Tribunal fédéral et les autres autorités sont tenus d’appliquer les lois fédérales et le droit international ». Les articles continuent en faveur du droit international en cas d’initiative et de révision de la Constitution. Berne est devenue en quelque sorte une succursale de Bruxelles… Quand on sait à quel point Bruxelles légifère sur les détails du quotidien de la vie…

Bruxelles, ce lieu où les dirigeants ne sont pas élus et où les lobbies sont chez eux, a gagné ce que le peuple suisse a perdu en souveraineté. Est-il alors étonnant de constater la disparition du mot « nation » et la remise en question de la souveraineté dans la nouvelle Constitution ? La Suisse est en train de disparaître en tant que État-nation souverain et démocratique au nez et à la barbe du peuple. Il ne reste plus qu’à supprimer l’armée, ciment culturel du pays. On est en droit de s’inquiéter pour l’avenir de nos enfants.

Liliane Held-Khawam, Le Temps 12 septembre 2013

13 décembre 2014 , Voici la carte de la Suisse avec laquelle il faudrait se familiariser. Enfin pour ceux qui ont accès à l’information…


La Suisse est considérée comme une « NUTS 1 », qui se décompose en 7 « NUTS 2 »:

1. Genève, Valais, Vaud représentent la Région lémanique
2. Berne, Fribourg, Neuchâtel, Jura, Soleure deviennent l’Espace Mittelland
3. Argovie, Bâle-Campagne et Bâle-Ville sont la Suisse du Nord-Ouest
4. Les Appenzell, Glaris, Grisons, St-Gall, Schaffhouse, Thurgovie deviennent la Suisse Orientale
5. Lucerne, Nidwald, Obwald, Schwytz, Uri et Zoug constituent la Suisse Centrale
6. Tessin
7. Zürich
« L’objectif de cette régionalisation dépasse cependant le domaine purement statistique et s’inscrit dans l’évolution de la société, de l’économie et de la politique. Les entreprises, les associations et autres groupements s’organisent en effet de plus en plus à des niveaux intercantonaux. Les bassins d’emploi et les zones de pendularité s’élargissent. Ces changements d’échelle impliquent notamment la nécessité de davantage prendre en compte les processus macrorégionaux »….