POURQUOI MAURICE CHEVRIER ET SERGIO BIONDO SONT-ILS ENCORE EN FONCTION ? 

24 octobre 2020 L'1dex, Redaction 1dex

La seule lecture du Rapport de la COGEST sur les constructions illicites de Verbier amènent à une certitude absolue : Maurice Chevrier et Sergio Biondo ne doivent plus servir l’Etat du Valais et leur départ est nécessaire. 

Et si le citoyen curieux met en parallèle ce document avec tous les articles parus à L’1Dex, fondés sur une documentation encore différente en partie, il doit s’interroger : comment se fait-il que Frédéric Favre et Roberto Schmidt n’aient pas encore proposé au Conseil d’Etat la mise à pied immédiate de leurs deux subordonnés ?

Que l’apprenti de quatrième année de Vétroz n’ait pas l’entregent nécessaire pour dire à ce subordonné orange qu’il doit offrir immédiatement sa démission, on peut le comprendre. En revanche, pour Roberto Schmidt, je ne le comprends plus du tout. Au début de son mandat, aux prises avec le cas d’un haut cadre de l’administration remarquablement compétent dans le champ de la statistique, assurément plus compétent que n’importe lequel des autres membres de son service, le Haut-Valaisan, qui venait de prendre le relais de Maurice Tornay, n’a pas hésité à résilier les rapports de service de cet homme qui, contrairement à ceux qui l’entouraient, avait le souci du respect de l’Etat de droit dans le champ de l’utilisation des données personnelles des citoyens. Alors, Roberto Schmidt, sans la moindre connaissance dans le champ de la statistique cantonale, avait pris, sans même connaître personnellement cet homme, la mesure la plus sévère, celle du renvoi. Pourtant, dans le cas de Sergio Biondo, Roberto Schmidt, avocat de profession, connaît parfaitement ce dont il s’agit. Il sait, de certitude absolue, tous les manquements, pour certains actes proprement incroyables, commis par Sergio Biondo. Et Roberto Schmidt ne fait rien, ne prononce aucune sanction, fait comme si tout cela lui était indifférent, sans intérêt, qu’il ne s’agissait que de simples broutilles ne méritant pas même le moindre blâme, alors même que la seule sanction décente est celle du renvoi.

Comment se fait-il que Maurice Chevrier et Sergio Biondo poursuivent leur activité, ou font semblant, et qu’ils n’aient pas à assumer leurs actes gravement illicites et leurs abus d’autorité caractérisés ?

Frédéric Favre mise-t-il sur des voix oranges en mars pouvant lui permettre de rester au gouvernement et pense-t-il que l’ancien conseiller national PDC est à même par son réseau de petits copains de lui fournir de précieuses voix ? Roberto Schmidt protège-t-il un camarade haut-valaisan qu’il connaît et s’en est-il remis dans le cas de l’autre fonctionnaire aux « conseils » des vieux briscards de la statistique cantonale qui ont profité du départ de Maurice Tornay et de la méconnaissance des affaires de statistiques par Roberto Schmidt pour liquider un Romand sans réseau ni clan ? Ou les deux compères au Conseil d’Etat protègent-ils simplement un Etat hors du droit, celui-là qu’ils dominent au gré de leurs intérêts, de ceux de leurs clans ou de leur entourage, sans souci du respect de la loi ni des règles administratives ?

Le seul espoir aujourd’hui pour ceux qui ont quelque souci du fonctionnement de l’Etat de droit est que le ministère public, même « commandé » par une « tête » « orange », se convainque que la documentation en sa possession ne lui permet plus de jouer à l’autruche, le risque étant trop grand que le procureur chargé de la cause soit lui-même poursuivi pour abus d’autorité et pour entrave à l’action pénale. Il n’y aura peut-être plus dans cette improbable hypothèse un sympathique Dick Marty pour constater la réalisation des éléments constitutifs objectifs de l’infraction et pour « sauver » à la fin le magistrat auteur des actes illicites en soutenant que la faute avait été commise par négligence, soit par excès de précipitation, soit par manque d’empressement.

Après plus de cinq ans d’intense réflexion, il est temps que le ministère public cantonal prenne ses responsabilités et joue son rôle institutionnel de troisième pouvoir, le Grand Conseil ayant lui joué parfaitement son rôle législatif et de surveillance et la presse et les médias, ayant assumé cette fonction de quatrième pouvoir qui a fait fléchir les décisions dans le sens du respect de l’Etat de droit.

La question devient donc aujourd’hui : un procureur du ministère public va-t-il enfin dire haut et fort que les actes commis par Sergio Biondo et par Maurice Chevrier sont constitutifs d’infractions pénales ?

Bonjour à tous les parlementaires covidés en voie de guérison.