Le protecteur
L’INTERROGATION IMPROBABLE
Frédéric Favre, jeune apprenti débarqué dans un monde de fauves, a-t-il cru le murmure de ses hauts fonctionnaires lui susurrant dans le creux de l’oreille que le peuple valaisan l’avait fait loi ?
FRÉDÉRIC FAVRE, LE HAUT PROTECTEUR DE PHILIPPE LORÉTAN ET DES BASSES ŒUVRES DE L’ÉTUDE DU RITZ
16 mai 2020 par L'1dex
Une question indigeste secoue le cocotier des serviles et des nantis du canton du Valais : Frédéric Favre a-t-il choisi de devenir le sauveur de l’Étude du Ritz et des mandants communaux de Philippe Lorétan et de ceux qui sont [encore] ses compères de jeu ?
Le décor de la chose doit être campé : Frédéric F., l’apprenti-chef en costume croisé, est le garant de la sécurité du droit, des institutions et des affaires communales pour le canton du Valais. Il est le référent généralissime indépassable de la police cantonale et de la surveillance des corporations de droit public que sont les communes; il est aussi en quelque sorte le garant, pour l’exécutif cantonal, du fonctionnement approprié du ministère public, même si la séparation des pouvoirs l’empêche de se glisser dans la gestion des procédures pénales. Ses subordonnés gèrent également les aspects administratifs liés à la Chambre de surveillance des avocats. Frédéric Favre est enfin le grand protecteur des APEA (1).
Dans sa garde rapprochée institutionnelle intérieure se trouve au premier rang Monsieur Olivier Beney, secrétaire général administratif du département de la sécurité et des institutions, auquel a été associé le sport qu’apprécie l’élégant qui, avant le COVID-19, fréquentait le huppé Hangar 44, où un informateur de L’1Dex l’y a vu discuter affaire avec le président de la Commission Cantonale des Constructions, un ami de parti (PLR). À ses côtés pour l’assister dans ce déraillement incomparable des institutions de notre canton, il y a l’inoubliable Maurice Chevrier, qui chapeaute, si l’on peut dire, les secrétariats des communes valaisannes en sa qualité de Chef du Service des Affaires Intérieures.
À l’extérieur de l’enceinte institutionnelle, mais en réalité immergée au plus profond du théâtre des opérations, se meut l’Étude du Ritz, dont je connais le fonctionnement aussi bien que Juan Branco connaît la Macronie décrite dans Crépuscule, ce monde créateur de l’entre-soi de la dominance que le simple péquin naïf croit arrimée au bien public alors qu’elle est mue par des intérêts personnels qui ont été décrits avec une extrême précision chirurgicale dans « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud » et dans « Il est cinq heures, la justice s’éveille », dont Le Nouvelliste, par un feint respect pour deux de ses anciens administrateurs, Zouzy de Riedmatten et Maurice Tornay, n’a pas dit un seul mot. Guillaume Grand, le dernier associé de l’Étude du Nord, est un grand ami de son « parrain » Olivier Beney, le capitaine d’intendance du karatéka. Et l’Amiral gâlonné du Ritz, Philippe Lorétan, a été introduit auprès de Frédéric Favre par Beney et par le syntagme « Philippe Nantermod », dont l’assistant parlementaire et chroniqueur au NF est le propre fils de Filou.
L’achèvement grossier des présentations passe par ces rappels accessoires : Me Stéphane Jordan est l’avocat de l’Étude du Ritz, accessoirement le notaire choisi pour « régler » le cas du parking des Marais Verts; dans ces deux études y a travaillé la fille de Éloi Rossier, Me Valentine Roduit-Rossier, dont l’époux est l’une des clefs de la Constituante; au Ritz sont connus aussi des juges cantonaux œuvrant au sein de la justice militaire bien connue de Filou, grand instructeur de la science du code pénal militaire, l’un d’entre eux, Stéphane Spahr, ayant même eu l’insigne honneur d’être le stagiaire de mon « ami » Zouzy des Collines.
L’essentiel est aujourd’hui ailleurs :
L’Étude du Ritz représente les intérêts de la commune de Bagnes; Éloi Rossier est un grand ami de Me Antoine Melchior Zen Ruffinen, le spécialiste incontesté du droit des constructions en Valais.
L’Étude du Ritz représente aussi et simultanément la commune de Sembrancher, son président, Bernard Giovanola, membre du Lions Club (2) avec le « noble » de Riedmatten, ainsi que le secrétaire de la commune de Sembrancher, Daniel Emonet, cousin germain du juge cantonal Jérôme Emonet. Philippe Lorétan est ainsi simultanément avocat et notaire de la commune de Sembrancher, avocat du président de la commune de Sembrancher, avocat du secrétaire de la commune, notaire de l’acte notarial inoubliable de septembre 2015, dont les parties étaient la commune de Sembrancher et Erac SA, dirigée par un conseiller communal de Sembrancher, Adolphe Ribordy, dont la sœur a été pendant trente ans la secrétaire de l’Étude du Ritz.
Et Philippe Lorétan est par ailleurs encore, sans que son inestimable ami le procureur général Nicolas Dubuis s’en étonne, le défenseur des intérêts de la commune dans l’affaire des constructions illicites de Bagnes. Le meilleur ami de Philippe Lorétan est Éric Comina, dont le frère est Grégoire Comina, dont le rôle, comme l’a révélé l’Ours de Bagnes, Gabriel Luisier, a été majeur dans le Verbiergate.
Philippe Lorétan est aujourd’hui, cerise sur un gâteau, l’accusateur et récusateur de Sébastien Fanti, le préposé cantonal à la protection des données et la transparence, dont il a été l’avocat, et qu’il a accusé notamment d’avoir violé son devoir de fonction, ce qui constitue une diffamation selon l’avocat martignerain Me Michel Ducrot qui n’exclut pas d’assumer la défense des intérêts de l’homme de la transparence, œuvre éminemment d’intérêt sanitaire, comme le démontrera bientôt la suite du feuilleton.
À ceux qui l’auraient oublié, je rappelle que Philippe Lorétan a été l’avocat du commandant de la police cantonale, Christian Varone, dans le « Caillougate », l’avocat de plusieurs policiers, l’avocat de Jean-Marie Cleusix et est membre de la Commission d’examen au Barreau, prétendu spécialiste ès … déontologie.
Et, aujourd’hui, Philippe Lorétan et l’Étude du Ritz se placent sous la protection rapprochée de Frédéric Favre, le glaive et la crosse s’étant retirés pour jouir d’une retraite épiscopale.
Chers lecteurs, respirez un bon coup, et n’oubliez pas notre devise commune, en ce moment charnière où l’ombre va devenir lumière :
KEEP CALM AND ENJOY THÉ SHOW.
Post Scriptum :
Mon premier lecteur, qui n’est ni de Bagnes, ni de Sembrancher, ni de Sion, à du bon sens : « Les grands appétits font les grandes indigestions ».
Explication des illustration :
Frédéric Favre a certainement bien aimé manger à la Rue de la Chanterie et Olivier Beney vous expliquera que l’affiche du Parrain n’est pas celle de l’original avec Marlon Brando.
(1) Le lecteur est renvoyé aux « Patatras ».
(2) Est-ce vrai, me questionne un lecteur qui connaît bien Sir Giovanola, que Bernard est au Lions Club ? Si ce renseignement est faux, Bernard nous le dira lorsqu’il sera entendu à la Rue des Vergers et L’1Dex publiera un rectificatif à la UNE. Il nous expliquera aussi, qui sait, ne pas connaître Zouzy des Mayens-de-Sion. Dodo Ribordy, membre du Lions Club, en parlera avec son ami Zouzy, pour confronter leurs opinions croisées.