Episode 1 :Badaboum

JUSTICE. LE GANG DES VALESKOVARS 

10 juillet 2020 Par Stéphane Riand
L’été judiciaire, écrivais-je il y a peu, sera chaud, Très chaud.

Une enquête au long cours, durant de très longs mois, de très longues filatures, des recoupements longs et croisés, des vérifications, même quelques légères, très légères, condamnations dans l’intervalle, et puis, un jour, badaboum, la police a foncé et a procédé à de nombreuses arrestations. Les informateurs les plus sérieux avancent l’existence de quatorze détenus préventivement, d’autres disent une trentaine de troubadours criminels enfermés ou inculpés. Le Valais d’aujourd’hui, c’est aussi le pays des Valeskovars.

Et nous ne parlons pas de dentelles, genre vols à la tire ou blessures superficielles au couteau, transformées en voies de fait. Non, on parle de lourd, de très lourd, du lourdement gravement lourd : trafics à grandes échelles de stupéfiants, blanchiment d’argent, contrainte, chantage ou/et extorsion de fonds, harcèlement sexuel et viols. Oui, le Valais d’aujourd’hui, ce n’est pas seulement celui du pique-nique aux ìles, de la promenade avec le chien sur le coteau ou d’une excursion aux bains de Saillon aux bras de sa fiancée.

Sion, Conthey, Crans-Montana, Martigny aussi, découvrent que des Kossovars et des Valaisans s’allient pour blanchir de la came, pour faire chanter, pour extorquer, pour harceler et pour violer. Presque au vu et au su de toute le monde, tant le train de vie de certains de ces filous de grands étages dépassait l’imaginable des honnêtes gens. La crapulerie n’est peut-être pas au niveau de celle de Jefferey Epstein et de son amie Ghislaine Maxwell, mais la comparaison est seulement destinée à dire la gravité de ce qui circule dans l’air du Valais central, un fléau délétère que l’on doit combattre avec les armes institutionnelles de la justice pénale. On devine que celle-ci sera un plus diligente que celle applicable aux bourgeois valaisans, parce que la consonance de noms étrangers a un effet motivant chez certains magistrats.

A Verbier, on trafiquait des terres et des densités; en plaine, proche de la capitale, dans le même temps, on se fourguait de la came, des filières de blanchiment et des filles, en sniffant certainement de la pure Colombienne.

Une question est aux lèvres des Valaisans de pure souche, abonnés au Nouvelliste : comment se fait-il qu’un tel secret a été gardé si longtemps et qu’aucun imprimé n’a renseigné le citoyen modèle sur les risques à fréquenter certains garages et certains établissements ? Le secret de fonction ? Ah, ah, vous êtes trop drôle … 

Post Scriptum :

Les informateurs de L’1Dex tremblent d’être découverts. Mais, mecs, cool, restez cool, le secret des sources, vous connaissez ou vous faites semblant ? Une pilule pour réduire votre angoisse : les serveurs de L’1Dex sont très bien protégés. Oui, très bien protégés : ça, c’est un appel du pied aux organes de la société de sécurité informatique qui serait la bienvenue si elle désirait faire de la publicité en pleine page de notre site.